Editorial

Mai, mois de Marie

 

En ce mois de Marie, une phrase résonne dans mes oreilles, rapportée par Saint Jean : « Faites tout ce qu’il vous dira ». Nous sommes aux noces de Cana et cette phrase de celle qu’il convient d’appeler la première disciple de Jésus déclenche la vie publique du Fils du charpentier. La Rédemption est toute proche !

Le grand Bossuet a bien raison lorsqu’il dit : « Marie est le ministre de Dieu au département de la bonté. Elle ne condamne pas, elle ne brise pas ; mais elle ranime, elle vivifie tout ce qu’on lui présente. L’amour des mères a des bornes, le sien n’en a pas. »

« Faites tout ce qu’il vous dira » dans la bouche de Marie c’est une invitation à suivre le chemin de Christ Rédempteur. Saint François de Sales nous dit : « Si vous interrogez la Très Sainte Vierge et lui dites : ‘Madame, que vous plait-il que nous fassions pour vous ?’ Elle vous répondra sans doute qu’elle désire et veut que vous fassiez ce qu’elle enjoignit de faire en ce célèbre banquet de Cana : ‘Faites tout ce qu’il vous dira’. »

Ainsi Marie nous conduit à Jésus et Jésus prend grand soin pour qu’il en soit ainsi. Sur la Croix, Il nous confie Marie en s’adressant à Saint Jean : « Voici ta Mère ». Comme nous le dit Saint Louis-Marie Grignon de Montfort dans son traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge : « C’est par la très Sainte Vierge Marie que Jésus-Christ est venu au monde, et c’est aussi par elle qu’il doit régner dans le monde. »

Avec saint Louis-Marie Grignon de Montfort prions le je vous salue Marie

« Je Vous salue Marie, Fille bien-aimée du Père Éternel ; je vous salue, Marie, Mère admirable du Fils ; je vous salue, Marie, Épouse très fidèle du Saint-Esprit ; je vous salue, Marie, ma chère Mère, mon aimable Maîtresse et ma puissante Souveraine, je vous salue, ma joie, ma gloire, mon cœur et mon âme ! Vous êtes toute à moi par miséricorde, et je suis tout à vous par justice. Et je ne le suis pas encore assez : je me donne à vous tout entier de nouveau, en qualité d'esclave éternel, sans rien réserver pour moi ni pour autre. Si vous voyez encore en moi quelque chose qui ne vous appartienne pas, je vous supplie de le prendre en ce moment, et de vous rendre la Maîtresse absolue de mon pouvoir ; de détruire et déraciner et d'y anéantir tout ce qui déplaît à Dieu, et d'y planter, d'y élever et d'y opérer tout ce qui vous plaira. Et que la lumière de votre foi dissipe les ténèbres de mon esprit ; que votre humilité profonde prenne la place de mon orgueil ; que votre contemplation sublime arrête les distractions de mon imagination vagabonde ; que votre vue continuelle de Dieu remplisse ma mémoire de votre présence ; que l'incendie de la charité de votre cœur dilate et embrase la tiédeur et la froideur du mien ; que vos vertus prennent la place de mes péchés ; que vos mérites soient mon ornement et mon supplément devant Dieu. Enfin, ma très chère et bien-aimée Mère, faites, s'il se peut, que je n'aie point d'autre esprit que le vôtre pour connaître Jésus-Christ et ses divines volontés ; que je n'aie point d'autre âme que la vôtre pour louer et glorifier le Seigneur ; que je n'aie point d'autre cœur que le vôtre pour aimer Dieu d'un amour pur et d'un amour ardent comme vous. Ainsi soit-il. »

A l’approche du 13 Mai, jour anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Fatima consacrons-nous où renouvelons notre consécration à Marie.

 

Chanoine de Ternay