"En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez et ne devenez pareils à de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux..."

 

« Tout l’apprentissage de la sagesse chrétienne, mes bien-aimés, ne consiste ni dans l’abondance des paroles, ni dans la subtilité des discussions, ni dans l’appétit de la louange et de la gloire, mais dans une humilité sincère et volontaire, telle que le Seigneur Jésus-Christ l’a adoptée et enseignée comme la seule grandeur d’âme, depuis le sein de sa Mère jusqu’au supplice de la Croix. Car, un jour où ses disciples discutaient entre eux, dit l’Évangile, pour savoir lequel était le plus grand dans le royaume des cieux, il appela un petit enfant, le mit au milieu d’eux et dit : "En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez et ne devenez pareils à de petits enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux. Tout homme, donc, qui se sera abaissé comme ce petit enfant, celui-là sera le plus grand dans le royaume des cieux."

Le Christ aime l’enfance, lui qui a commencé par être enfant, par le corps et par l’esprit. Le Christ aime l’enfance, maîtresse d’humilité, idéal d’innocence, exemple de douceur. Le Christ aime l’enfance : il y oriente la conduite des aînés, il y ramène l’âge des vieillards et il incline à suivre son exemple ceux qu’Il veut élever au royaume éternel. Mais pour que nous puissions savoir pleinement comment une aussi étonnante transformation est réalisable, et par quel changement nous pourrons revenir à l’état d’enfants, saint Paul sera notre maître, lorsqu’il dit : Ne soyez pas des enfants par l’ignorance : soyez petits quant à la méchanceté. Il ne s’agit donc pas pour nous de retourner aux jeux de l’enfance ni à ses commencements imparfaits. Il faut lui prendre ce quelque chose qui convient même à l’âge mûr : que les émotions passent rapidement, et que le retour à la paix s’accomplisse promptement ; qu’on n’ait aucune mémoire des offenses, aucun désir des dignités ; qu’on aime la vie commune, qu’on trouve l’égalité toute naturelle. Car c’est un grand bien que d’ignorer l’art de nuire, et de ne pas avoir de pensées méchantes. Car faire tort et rendre le tort subi, c’est la prudence de ce monde ; mais ne rendre à personne le mal pour le mal, c’est le propre de l’enfance et de la justice chrétienne. »

St Léon le Grand, Pape

Méditation de Saint Padre Pio pour la nouvelle année

« Commençons aujourd'hui, ô frères, à faire le bien, car jusqu'à présent nous n'avons rien fait ». Que ces paroles, que le père séraphique Saint François s'appliqua dans ses derniers instants, deviennent nôtres au commencement de cette nouvelle année.

En vérité, nous n'avons rien fait jusqu'à présent, ou alors si peu. Les années se sont succédées, venant et passant, sans que nous nous soyons demandés comment nous les avions employées, si nous n'avions rien à réparer, à ajouter, à changer dans notre conduite.

Nous avons vécu sans penser qu'un jour le juge éternel nous appellerait à lui et nous demanderait compte de ce que nous avons fait, de comment nous avons dépensé notre temps. Nous devrons rendre un compte strict de la plus petite minute, de chaque mouvement de la grâce, de chaque inspiration sainte, de chaque occasion où il nous a été possible de faire le bien.

La transgression la plus minime de la loi sainte de Dieu sera prise en considération. Pauvres de nous ! Ce ne sera plus le moment pour les épouvantements et les terreurs face au juste jugement de Dieu : « Ô montagnes, couvrez-nous ! ô terre, ouvre-toi ! Que je me mette à genoux, car je tremble en présence du Très-Haut ».

Et si ensuite Dieu devait prononcer cette condamnation : « Va-t’en, serviteur infidèle, au feu éternel », il en serait fini pour toujours de nous, ou plus exactement commencerait pour nous un temps sans fin de peines atroces et de douleurs inimaginables.

Alors, nous voudrons revenir en arrière durant une seule minute du passé afin de réparer, d'expier ; dans cette prison, nous n'aurons de cesse pendant des siècles et des siècles que de retourner sur la terre et de faire un meilleur emploi de notre temps.

 

Pourtant, une fois que notre dernière heure a sonné, et que les battements de notre cœur ont cessé, tout est fini pour nous, et donc aussi le temps de mériter ou de démériter. Quand et tels que la mort nous trouve, ainsi nous nous présentons au Christ juge. Nos cris de supplication, nos larmes, nos soupirs de repentir qui, alors que nous étions encore sur terre, nous auraient gagné le Cœur de Dieu, qui, avec l'aide des sacrements, de pécheurs auraient pu nous rendre saints, ne valent maintenant plus rien ; le temps de la miséricorde est passé, commence celui de la justice.

Une seule parole, ou plutôt deux, résumeront demain toute notre éternité : «Jamais, jamais ! toujours, toujours !...» Jamais, jamais plus tu ne pourras te réjouir de la douce vision de Dieu ; jamais plus tu n'auras comme amis la Vierge Très Sainte et tous les saints ; jamais plus à ton côté ne se trouvera cet ange gardien, toi qui fus sourd et rebelle à ses appels constants et aimants ; jamais plus tu ne seras uni aux personnes chères que tu as aimées sur la terre et dont tu n'eus pas la force d'imiter la vie sainte ; jamais plus ne te sera donnée la grâce de voir Jésus resplendissant de gloire et venant jusqu'à toi, te montrant les blessures lumineuses de ses membres sacrés et de son côté adoré, duquel tout son sang divin s'est écoulé pour te sauver.

Mais tu as piétiné cela, quand tout t'était possible et que tu pouvais en bénéficier et en faire bénéficier tant de pécheurs comme toi. Maintenant, tu demandes et implores une seule goutte, mais ni aujourd'hui ni jamais elle ne te sera accordée. Pour toujours tu seras en compagnie des damnés, ton regard sera terrifié par les spectacles les plus terrifiants, tes oreilles par les blasphèmes les plus inconcevables et horribles ; tous tes sens seront martyrisés à un point indéfinissable, et ton âme, qui ne peut plus voir et jouir de Dieu, son bien infini, se maudira elle-même et maudira Dieu, dans la désespérance et la douleur ; et cela pour toujours, pour toujours !...

 

O Dieu de mon âme, quel triste sort m'attend, si je ne me décide à changer ma vie, à garder comme un trésor le temps que votre bonté m'accorde !Celui qui a du temps, qu'il n'attende pas : ne remettons pas au lendemain ce que nous pouvons faire aujourd'hui. Les fosses regorgent du bien de plus tard… Et puis, qui nous dit que nous verrons demain ? Ecoutons la voix de notre conscience, la voix du prophète véridique : « Aujourd'hui, si vous entendez la voix du Seigneur, n'endurcissez pas votre cœur ». Réveillons-nous et recueillons comme un trésor l'instant qui s'enfuie, mais qui est le seul sur lequel nous pouvons exercer notre pouvoir. N'interposons pas du temps entre un instant et le suivant.

Nous sommes, par grâce divine, à l'aube d'une nouvelle année. Cette année, dont seul Dieu sait si nous en verrons la fin, doit être consacrée à réparer pour le passé, à préparer l'avenir. C'est ainsi que se font les bonnes œuvres.

Oh oui, agissons de telle sorte que, après que nous avons obtenu pour nous la béatitude éternelle, nous réjouissions le Cœur très doux de Jésus et soyons l'aiguillon du bien pour nos frères, lesquels, stimulés par notre action, marcheront eux aussi sur le chemin de la justice et de l'amour. Disons-nous à nous-mêmes avec la ferme conviction de dire la vérité : « Mon âme, commence aujourd'hui à faire le bien, que jusqu'à présent tu n'as pas fait ». Pensons que nous agissons toujours en présence de Dieu. Répétons-nous ceci : « Dieu me voit, et l'acte même de me voir est aussi son jugement ». Agissons de telle sorte qu'il ne voit en nous rien d'autre que le bien.

 

Prémunissons-nous contre le monde et les passions qui, tels des fauves, veulent porter atteinte à notre bien éternel, et dans notre faiblesse ne nous écartons pas de l'aide divine. Ce Dieu, que nous voulons voir et en présence de qui nous voulons nous tenir, est toujours prêt à nous apporter son aide. Lui qui tient toujours ses promesses, quand il nous verra combattre contre des plus forts que nous, enverra ses anges nous soutenir dans l'épreuve.

La palme de la gloire ne peut être reçue que par le preux qui combat jusqu'à la fin. Commençons donc cette année notre saint combat. Dieu nous assistera et nous couronnera d'un triomphe éternel.

Deo gratias. »

Méditation sur Noël de Saint Padre Pio

C’est au cœur de la nuit, au cours de la saison la plus rigoureuse, dans la grotte la plus glaciale, habitation des troupeaux plus que d’une créature humaine, que vint à la lumière, à la plénitude des temps, le Messie promis – Jésus – le Sauveur des hommes.

Aucun bruit autour de lui ; un bœuf et un âne réchauffent le pauvre Enfant nouveau-né ; une femme humble, un homme pauvre et fatigué en adoration devant lui.
Ne se font entendre que les vagissements et les pleurs de Dieu devenu enfant. Et par ces pleurs, par ces vagissements, Il offre à la justice divine la première rançon pour notre réconciliation.
Depuis plus de quarante siècles il est attendu ; c’est avec des soupirs que les Patriarches en avaient invoqué la venue ; les auteurs sacrés avaient prophétisé clairement et le lieu et l’époque de sa naissance… Pourtant tout est silence et il semble que nul ne sait rien de ce grand avènement. Un peu plus tard seulement, des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs viennent lui rendre visite. Ils ont été avertis par des esprits célestes de cet avènement grandiose, et invités à se rendre à la grotte où Il se trouve.
Qu’ils sont nombreux et importants, ô chrétiens, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d’amour pour celui qui s’est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d’humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine.
Les palais de l’Israël orgueilleux scintillent, mais ce n’est pas en eux qu’est venue au monde la Lumière ! Mettant leur assurance dans la grandeur humaine, baignant dans l’or : ainsi sont les notables de la nation juive ; les prêtres du temple sont pleins de vaine gloire et de superbe ; à l’encontre du sens véritable de la révélation divine ils attendent un Sauveur rabougri, venant dans le monde selon la grandeur humaine et la puissance.
Mais Dieu, qui a toujours à cœur de confondre la sagesse de ce monde, balaie leurs projets et, à l’encontre de l’attente de ceux qui sont privés de la sagesse divine, descend parmi nous dans la plus grande abjection, renonçant à naître dans l’humble maison de Joseph ou même dans celle d’un parent ou d’une connaissance dans la ville de Juda ; et, en quelque sorte rejeté par les hommes, il demande asile et secours à de vils animaux, choisissant leur demeure comme lieu de sa naissance, leur paille pour réchauffer son petit corps délicat. Il fait en sorte que le premier hommage lui soit rendu par de pauvres et rustres bergers qu’il a lui-même, par l’intermédiaire de ses anges, informés de ce grand mystère.
O sagesse et puissance de Dieu ! nous sentions le devoir de nous exclamer – entrés en extase avec ton Apôtre – combien tes jugements sont incompréhensibles et insondables tes voies ! Pauvreté, humilité, abjection et mépris entourent le Verbe fait chair ; nous, cependant, nous comprenons une chose de cette obscurité dans laquelle le Verbe fait chair est enveloppé, nous entendons une parole, nous entrevoyons une vérité sublime : Tout cela, il l’a fait par amour ; il ne nous invite qu’à l’amour, il ne nous parle que d’amour, il ne nous donne que des preuves d’amour.
L’Enfant céleste souffre et gémit dans la crèche, afin que la souffrance nous devienne aimable et méritoire, afin que nous la recherchions : il manque de tout afin que nous apprenions de lui le renoncement aux biens terrestres, il prend plaisir en ces pauvres et humbles adorateurs, pour nous pousser à aimer la pauvreté et à préférer la compagnie des petits et des simples à celle des grands de ce monde.
Ce petit Enfant, qui est tout mansuétude et douceur, veut insuffler en nos cœurs, par son exemple, ces vertus sublimes, afin que dans ce monde déchiré et bouleversé surgisse une ère de paix et d’amour. Par sa naissance il nous indique notre mission : mépriser ce que le monde aime et recherche.
Oh ! Prosternons-nous devant la crèche, et avec le grand saint Jérôme, le saint enflammé d’amour pour Jésus enfant, offrons-lui tout notre cœur, sans réserve ; et promettons-lui de suivre les enseignements qui viennent à nous depuis la grotte de Bethléem, et peuvent presque se résumer en ceci : Vanité des vanités, tout est vanité.

 

 

 

À NOUS LA HONTE AU VISAGE

« À nous la honte au visage, comme on le voit aujourd’hui ; à nos rois, à nos princes, à nos pères, pour ceux qui sont près et pour ceux qui sont loin, parce que nous avons péché contre toi. » Nous reconnaissons la prière du prophète Daniel, déporté à Babylone, que nous avons entendue au lendemain du deuxième dimanche de Carême (Dn 9, 7-8).


Tous et chacun, nous sommes accablés par ces révélations successives de manquements scandaleux de certains cardinaux, évêques, prêtres ou religieux à leurs engagements. Nous avons le sentiment d’être submergés par une marée nauséabonde qui semble se répandre partout. Elle nous atteint tous, « de près ou de loin », comme l’exprime Daniel, à tous les niveaux de l’Église.

Le Carême où nous sommes entrés nous invite tous à une vraie conversion, comme celle que vivent actuellement les quelque 110 catéchumènes que j’ai appelés à recevoir le baptême à la Pâque qui vient : des adultes qui avaient parfois une image négative de notre Église et qui remercient nos prêtres et nos communautés pour l’accueil qui leur a été réservé. Dieu lui-même, par divers relais, les conduit à nous et nous les confie.

« Qu’ils soient un, pour que le monde croie ! » (Jn 17, 22). Vous connaissez cette prière de Jésus à son Père avant sa Passion, qui inspire la pastorale de notre diocèse. L’unité diversifiée de nos communautés est la condition sans laquelle notre annonce de l’Évangile ne peut être crédible.

Que chacun de nous travaille aussi à sa propre unification personnelle, pour mettre en harmonie sa foi, ses convictions et ses engagements. Le scandale étalé à nos yeux de doubles vies est insupportable. Même si nous savons bien qu’il est difficile d’être parfaitement honnête avec soi-même,
il est nécessaire que nous tendions à la cohérence entre nos paroles et nos actes. Le moine (monos en grec) n’est pas d’abord celui qui vit dans la solitude, mais celui qui fait profession d’unifier sa vie dans la recherche de Dieu en communauté. Nous avons tous à développer les énergies divines de notre baptême, pour devenir plus pleinement fils de la lumière : « Autrefois, vous étiez ténèbres, écrit saint Paul aux Éphésiens ; maintenant, dans le Seigneur, vous êtes lumière ; conduisez-vous comme des enfants de lumière » (5, 8).

« Voici le temps favorable ! » nous redit saint Paul. D’un même élan généreux, travaillons chacun à notre unité personnelle, pour mieux assurer l’unité de nos communautés. En ce temps de Carême, convertissons-nous, reconnaissons nos péchés, et ne soyons pas complices de nos faiblesses ni de celles des autres ; refusons toute hypocrisie, toute vie double et mensongère !
« À nous la honte au visage, au Seigneur notre Dieu la miséricorde et le pardon » (Dn 9, 8-9).

Merci à vous tous, prêtres, laïcs et religieux, qui, par la grâce de Dieu, honorez le beau nom de « fidèles ».

+ fr. Robert Le Gall
Archevêque de Toulouse
19 mars 2019
Solennité de saint Joseph

 

Billet spirituel  du Chanoine Thibaut d’Aviau de Ternay pour la fête de Notre Dame de Lourdes.

Le 11 février, la fête de Notre Dame de Lourdes marque la 1ère apparition de la Vierge Marie à Bernadette, Le 25 Mars jour de l’Annonciation elle donne son nom : « Que soy era l’immaculata Concepciou » « je suis l’immaculée Conception ». C’est la 16ème apparition. La 18ème et dernière apparition tomba le 16 juillet jour de la fête de Notre Dame du Mont Carmel.

Il est frappant de voir que la Madone choisit le jour de l’Annonciation pour donner son nom : « Je suis l’immaculée Conception ». C’est le dogme défini par le Bienheureux Pape Pie IX qui consiste a confesser comme une vérité de Foi que la Vierge-Marie a été conçue sans le péché originel et qu’elle n’a pas commis de péchés personnels. Comment d’ailleurs la Mère du Sauveur, Fils de Dieu, 2ème personne de la Sainte Trinité aurait pu être dans l’ordre de la damnation (à cause du péché Originel) pour accueillir Celui qui vient au monde pour notre Rédemption en anéantissant le péché par le Sacrifice de la Croix et de sa Résurrection ?

C’est logique ! Cela n’enlève rien aux mérites de Marie qui n’est pas tombée dans l’orgueil des anges déchus ni dans la cupidité d’Ève. Mais par sa grande humilité elle accueillit le plan de Dieu avec, malgré son jeune âge, une grande maturité qui montre une liberté totale dans sa réponse à l’Archange Gabriel. « Ecce ancilla Domini »

Par sa grande humilité elle est devenue la nouvelle Ève car elle a racheté l’humanité en lui redonnant l’éclat de son Créateur. Ce rachat de l’humanité, Marie le donne en puissance, le Christ le donne en acte par le triomphe de son Sacrifice de Rédemption.

Si bien que nous pouvons dire avec Saint Louis Marie Grignon de Montfort que « là où est Marie, là est Jésus »

Si Marie est là où est Jésus, il n’est pas étonnant alors de voir que Lourdes est devenu le sanctuaire marial où il y a le plus de guérisons tant physiques que spirituelles. En effet la souffrance est une conséquence du péché Originel qui blessant la nature, l’a rendue vulnérable. Par le Fiat de Marie notre salut et notre restauration sont devenus possibles. Par analogie, nous pouvons dire que Marie est par son Fiat l’Alpha de notre salut et le Christ par son Sacrifice en est l’Omega si bien que par Marie Porte du salut, son divin Fils nous conduit dans la demeure du Père. Ce chemin est un chemin de guérison, un chemin d’amour, un chemin de rencontre où le Saint-Esprit suscite en nous la capacité de coopérer à la grâce nous permettant alors d’être dans la joie et l’Espérance.

Chaque vie humaine avec son histoire, ses joies comme ses souffrances s’invite dans cette dimension cosmique entre l’Alpha de Marie et l’Oméga de Jésus donnant un sens à nos vies, à nos joies, à nos peines.

Le 11 Février, fête de Notre Dame de Lourdes est une belle occasion de prier pour rendre grâce des belles choses dont nous faisons l’expérience dans notre vie mais c’est aussi une invitation à confier à Marie l’immaculée Conception nos fragilités, nos souffrances tant physiques que morales. D’ailleurs l’Église à fait de ce jour la journée des malades. Ainsi par le Fiat de Marie, nous pouvons faire l’expérience du Christ qui par le Sacrifice de la Croix et de la Résurrection a vaincu la mort et la souffrance, de sorte que nos infirmités qu’elles soient d’ordre physique ou morales ont un sens à cause du triomphe du Christ. Non seulement Il en triomphe mais Il nous dépose dans la béatitude du Père par son Ascension nous ouvrant les portes du Ciel pour l’éternité.

Ainsi nous sommes dans un climat de confiance et de sérénité, nous pouvons nous abandonner et dire à Dieu avec ce contemporain et ami de Saint Padre Pio, Don Dolindo : « Je m’abandonne à Toi, à Toi d’y penser ».

Chanoine Thibaut d’Aviau de Ternay