Editorial

Les cloches de Marie

 

Les cloches de Marie dans les jardins nous appellent à nous tourner vers la Très Sainte Vierge Marie en ce mois de Mai qui lui est dédié.

C’est avec une grande joie que nous avons appris que le Saint Père avait offert à l’Église comme un trentain de prières à Marie à travers différents sanctuaires du monde ou une intention de prière est donnée chaque jour dans un sanctuaire marial différent. C’est une belle occasion de découvrir ou d’approfondir l’histoire de ces sanctuaires et de s’y unir par la récitation de notre chapelet. A l’occasion des messes quotidiennes nous disons un mot sur le sanctuaire et donnons l’intention de prière, c’est un moyen pour notre communauté paroissiale de nous unir à cette heureuse initiative qui a pour but de demander à la Très Sainte Vierge Marie la guérison de la Covid qui bouleverse le monde depuis plus d’un an maintenant. La Sainte Vierge nous a dit à Fatima que son Cœur Immaculé triomphera, n’est-ce pas le temps propice pour lui demander ? Oui, ce trentain de prières à Marie à travers différents sanctuaires répartis dans le monde est une belle occasion de le lui demander avec sincérité et dévotion.

Pour cela soyons toujours plus abandonné dans la confiance envers Marie qui est pour nous une véritable mère pour deux raisons essentiellement : 1°) Par l’Incarnation, Marie est notre mère depuis qu’elle est la mère du Fils de Dieu fait homme. Sa maternité de grâce pour nous n’est pas ajoutée à sa maternité divine par une disposition extérieure, mais par un accroissement intérieur et par une extension inévitable et « immanente ». 2°) « Près de la croix de Jésus, se tenait sa Mère et la sœur de sa Mère… Jésus donc, voyant sa Mère et, tout près, le disciple qu’il préférait, dit à sa Mère : « Femme, voilà ton fils… ». Ensuite, il dit au disciple : « Voilà ta Mère… ». Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. » Jn XIX, 25-27. Cette scène est poignante et constitua un point fort dans les souvenirs que Saint Jean a de la Passion du Sauveur et de sa propre vie qui le fait entrer dans une complète intimité avec la Mère de Jésus. Cette scène est si bouleversante que beaucoup d’auteurs d’œuvre spirituelle vont parler de maternité de la grâce ce qui est juste mais vont l’appliquer à tort à cette scène. En effet ce moment sublime ne marque pas un commencement mais une consécration d’un état de choses. Il ne crée pas les rapports spirituels que le Verbe incarné veut établir entre sa divine Mère et nous. Il les confirme solennellement dans le sang de la Rédemption.

Par la prière du chapelet et les méditations de la vie de Jésus, recommandée par de nombreux papes et par la Très Sainte Vierge Marie elle-même lors de différentes apparitions, grandissons dans la Foi sous la protection de celle que nous appelons également Marie, médiatrice de toute grâce !

 

Chanoine Thibaut d'Aviau de Ternay