| Editorial - Décembre 2011 |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 12/12/2011 )
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Quelle meilleure période que l’Avent pour reprendre le Précurseur sous une forme nouvelle! Le Précurseur n’est-il pas saint Jean-Baptiste, personnage clef de ce temps liturgique. C’est lui qui va nous aider à préparer nos cœurs à rentrer dans cette nouvelle année chrétienne. Cette dernière « doit se comparer bien plus réellement à une spirale, car elle constitue un « cycle », dont le propre est de se terminer sur les perspectives où elle recommence. C’est ainsi que nous avons eu l’occasion de constater à quel point les thèmes des derniers Dimanches de l’automne annonçaient déjà ceux que nous allons retrouver durant l’Avent et les fêtes de la Nativité. A vrai dire, la ronde est si parfaite que l’on ne sait plus trop bien où se trouve son commencement. Noël est au début du cycle, mais il vient aussi après la fin, sans discontinuité, au même sens où le Dimanche, on se le rappelle peut-être, se voyait tenu indifféremment - c'est-à-dire à la fois - pour le Premier et pour le Huitième Jour, le Jour qui vient après le Septième, et qui, par là même, est annonciateur de l’Éternité. De la même façon, tout commence bien effectivement avec Noël, mais ce qui commence ouvre de telles perspectives qu’elles évoquent également l’au-delà du temps: le monde éternel. » (Dom Claude Jean-Nesmy, Spiritualité de Noël) Tournons également nos regards vers la Très Sainte Vierge Marie, nul mieux qu’Elle n’a vécu ce temps de l’Avent, ce temps d’attente de notre salut. Imitons sa grande Foi : « bienheureuse celle qui a cru la parole qui a été dite de la part du Seigneur », son adhésion à la parole de l’ange fut total. Elle forma, comme dit saint Augustin, le Verbe premièrement dans son esprit avant que dans son corps. Suivons-la dans son immense espérance de la manifestation du salut qui coïncidait pour Elle avec la naissance de son Divin Fils. Pour nous, la venue du Christ est synonyme de la rédemption tant attendue, du pardon de nos fautes. Modelons nous sur la charité de Notre Dame. C’est toute aimante et recueillie qu’Elle se présente à nos regards, contemplant amoureusement les desseins de Dieu qui s’accomplissent en Elle. Comment donc ne pas être dans la joie face aux merveilles que Dieu fait pour l’humanité, « Dieu à tant aimé le monde qu’Il à envoyé son Fils pour le sauver ». Je vous souhaite en conséquence un bon Avent et une bonne lecture ! |
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