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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 02/03/2010 )
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Le Carême est déjà commencé depuis deux semaines. Est-ce que nous avons été fidèles aux résolutions que nous avions faites ? Est-ce que nous avons bien pris des résolutions de Carême ? Pendant ce temps de préparation à la Passion et à la Résurrection de Notre-Seigneur, l’Eglise nous invite surtout à nous adonner aux exercices de pénitence, de prière et de charité. Si nous prenons une résolution – bien concrète et réalisable – dans chacun de ces domaines nous aurons fait un bon Carême. Si un chrétien est appelé à « prier sans cesse » (1 Thess 5, 17) le Carême est un temps privilégié pour renouveler nos efforts : pourquoi n’essayerons-nous pas pendant ces 40 jours d’assister parfois à la messe en semaine, ou de venir faire le chemin de la croix, ou de méditer l’Evangile tous les jours ? Suivant l’admonition de son Divin Fondateur – « si vous ne vous repentez pas, vous périrez tous » (Luc 13, 3) – l’Eglise invite ses enfants à renoncer à quelque chose, même si le jeûne comme tel n’est plus de rigueur que le Mercredi des Cendres et le Vendredi Saint. Finalement, le Carême est un temps pour pratiquer l’aumône et les œuvres de miséricorde. Prions Saint Joseph, auquel est traditionnellement dédié le mois de mars, de nous aider à faire un bon Carême. |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 01/02/2010 )
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Voilà que l’heureux temps de Noël s’est écoulé, se terminant avec la fête de la Purification de la Bienheureuse Vierge Marie le 2 février. On ne chante plus l’antienne Alma Redemptoris Mater, et à partir du dimanche de la Septuagésime l’Alléluia disparaît de l’office. La fête bien aimée de la Chandeleur nous rappelle que, si Notre-Seigneur est venu nous libérer du péché, il s’est rendu obéissant aux moindres prescriptions de la Loi, dont il allait bientôt accomplir les figures. La Loi de Moïse ordonnait en effet de consacrer au Seigneur tout fils premier-né puis de faire une offrande pour le « racheter » (Exode 13, 1-3) et obligeait la mère à accomplir les rites de la purification dans le Temple, en faisant le sacrifice voulu (Lévitique 12, 1-8). Le Rédempteur racheté et la Tout Pure purifiée ! Si Notre Seigneur et sa mère immaculée se sont ainsi soumis aux exigences de la Loi juste pour nous donner l’exemple, combien nous chrétiens devons être prêts à accomplir avec joie les devoirs que nous impose notre Mère l’Eglise pour notre bien spirituel. Nous nous permettons donc de vous rappeler que le Carême, qui commence au milieu de ce mois, est à accomplir avec ce même esprit de généreuse obéissance. |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 15/01/2010 )
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Depuis un siècle, l’Eglise consacre une semaine de janvier chaque année tout spécialement à la prière pour l’unité des chrétiens. On ne dit pas : prière pour l’unité de l’Eglise mais plutôt prière pour l’unité des baptisés dans l’Eglise. De par sa nature – on le sait bien – l’Eglise est toujours Une ; l’Eglise établie par Notre-Seigneur ne peut donc pas perdre cette unité qui la caractérise essentiellement. En revanche, certains se sont séparés de cette unité, soit consciemment soit parce que nés dans le schisme ou l’hérésie. En bonne mère l’Eglise cherche toujours à inviter ces enfants égarés à retourner à l’unité de cette unique Eglise. C’est une mission à laquelle elle ne renoncera jamais. Comme le rappelait le Concile Vatican II : « C’est pourquoi ceux qui refuseraient soit d’entrer dans l’Église catholique, soit d’y persévérer, alors qu’ils la sauraient fondée de Dieu par Jésus Christ comme nécessaire, ceux-là ne pourraient pas être sauvés » (Lumen gentium 14).
L’octave de prière pour l’unité des chrétiens fut établie en 1908 par Paul James Francis, pasteur anglican qui se rapprochait de l’Eglise catholique. Lorsque qu’il s’est converti, avec toute sa communauté religieuse – les « Friars of the Atonement » – en 1909, le pape saint Pie X lui confia la mission de prêcher le retour à l’Eglise parmi les protestants. Plus tard, le pape Benoît XV autorisa le pratique de cette « octave de la chaire d’unité » comme une dévotion catholique.
Cette semaine de prière se poursuit entre le 18 janvier – fête de la chaire de saint Pierre à Rome – et le 25 janvier – fête de la conversion de saint Paul. A la messe pendant toute la semaine on rajoute l’oraison votive ad tollendum schisma, « pour enlever les schismes ». L’unité est un don précieux de Dieu pour lequel il faut prier, comme le faisait Notre-Seigneur lui-même. « Qu’ils soient un, comme nous sommes un, moi en eux, et vous en moi » (Jean 17, 22). La fête du 18 janvier qui initie cette octave de prière nous rappelle que, selon la volonté du fondateur et chef invisible de l’Eglise, la vraie unité des chrétiens ne se réalise qu’autour de Pierre. L’un des grands soucis de Notre Saint-Père Benoît XVI est la recherche de cette vraie unité, fondée sur la charité dans la vérité. Que l’on songe par exemple à son geste magnanime pour réconcilier les anglicans, ou aux discussions qui se poursuivent avec les chrétiens dissidents de l’Orient.
Au sein même de l’Eglise le Pasteur Universel poursuit sa mission de réconciliation et d’unité. Comme le rappelait le Souverain Pontife aux évêques de France lors de sa visite en 2008 : il faut « que la tunique sans couture du Christ ne se déchire pas davantage. Nul n’est de trop dans l’Église. Chacun, sans exception, doit pouvoir s’y sentir chez lui, et jamais rejeté. Dieu qui aime tous les hommes et ne veut en perdre aucun nous confie cette mission de Pasteurs, en faisant de nous les Bergers de ses brebis. Nous ne pouvons que Lui rendre grâce de l’honneur et de la confiance qu’Il nous fait. Efforçons-nous donc toujours d'être des serviteurs de l’unité ! » Pendant cette semaine efforçons-nous donc de prier « afin que bientôt il n’ait plus qu’un seul troupeau et qu’un seul pasteur » ! |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 04/12/2009 )
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Le mois de décembre coïncide toujours avec le temps de l’Avent. Tout au long de l’année, bien sûr, la liturgie de l’Eglise nourrit la vie spirituelle de ses fidèles, mais ce temps privilégié est d’une richesse particulière. C’est un temps d’attente, de pénitence mêlé de joie. La fête de l’Immaculée Conception, tombant providentiellement en Avent, nous rappelle que, pendant tant de siècles, les patriarches et les prophètes n’attendaient pas que le Messie promis mais aussi « la Femme » (Gen 3, 15) qui allait le donner au monde. En effet l’Immaculée Conception, dans le plan de Dieu, est en vue de l’Incarnation, comme le dit l’Eglise dans l’oraison de cette fête : Dieu, qui, par l’Immaculée Conception de la Vierge, avez préparé à votre Fils une demeure digne de lui … Puis, pour le dimanche dit de « Gaudete » l’Eglise revêt les ornements roses, pour nous faire goûter la joie chrétienne, fruit du Saint-Esprit, qui nous réconforte au milieu des douleurs de cette vallée de larmes. Les trois jours des Quatre-Temps et la Vigile de Noël nous donnent l’occasion de pratiquer la mortification et ainsi de nous préparer à l’arrivée du Divin Enfant en nos âmes. Enfin, pendant la semaine qui précède Noël, l’Eglise – devenue impatiente de la venue de l’Epoux – unit sa voix à celle des prophètes d’autrefois avec le chant des Grandes Antiennes aux vêpres de ces jours : O Sagesse éternelle, O Racine de Jessé, O Clef de David, O Roi des Nations … venez et ne tardez pas ! |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 16/11/2009 )
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Le mystère de la communion des saints est l’une des plus consolantes vérités de notre foi. L’Eglise militante qui chemine ici-bas n’est qu’une partie de l’Eglise, car nous sommes unis dans un même Corps à l’Eglise souffrante au purgatoire et à l’Eglise triomphante au ciel. Si nous bénéficions de l’intercession des saints qui sont déjà dans la gloire, nous pouvons aussi intercéder pour les défunts qui sont en train d’expier leurs péchés dans le purgatoire. C’est pourquoi tous les ans, au mois de novembre qui est consacré tout spécialement aux fidèles trépassés, l’Eglise nous invite à prier pour les morts—ceux qui nous sont proches par des liens familiaux et amicaux et aussi ceux qui sont les plus délaissés. Prier pour les âmes du purgatoire, gagner les indulgences et faire célébrer des messes en leur faveur sont des œuvres de miséricorde bien méritoires. Dans un monde qui a oublié ses racines chrétiennes et qui ne pense qu’à un salut terrestre, nous chrétiens devons penser d’autant plus à ceux qui nos praecesserunt cum signo fidei et dormiunt in somno pacis, « qui nous ont précédés, marqués du sceau de la foi, et dorment le sommeil de la paix » pour que le Seigneur les « introduise dans le lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix», selon la belle expression du Canon de la messe. In Christo Rege |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 02/10/2009 )
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Le mois de septembre est le mois de la rentrée. Sous le regard et avec l’aide de Dieu toutes les activités reprennent ou se montent : le groupe des répétitions du chœur, le cercle des étudiants, les catéchismes pour les petits et pour les grands … L’année sacerdotale étant bien entamé, il était grand temps aussi de faire quelque chose pour les prêtres et les vocations. C’est pourquoi une statue du saint Curé d’Ars circule depuis une semaine de famille en famille. Et en ce début du mois d’octobre comment ne pas vouloir conjuguer la prière du Saint Rosaire avec la demande pour l’Eglise de saints prêtres et de nombreuses vocations sacerdotales. C’est une véritable nécessité pour notre temps. Le monder ne connaît plus Dieu. Le prêtre est là pour le donner au monde par la prédication et les sacrements. Puisse le Seigneur susciter beaucoup de vocations et rendre saints ses prêtres, Il attend votre prière. A vos chapelets ! |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 29/09/2009 )
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La Chapelle Saint Jean-Baptiste fait sa rentrée, avec les différentes activités qui reprennent progressivement. Entre l’inscription des enfants au Catéchisme, la reprise de « Domus Christiani » pour les parents, l’apéritif de rentrée et le pèlerinage de Pibrac pour tous, ce mois de septembre s’annonce en effet bien rempli !
Mais ce mois sera également ponctué de plusieurs fêtes importantes, comme celle de l’Exaltation de la Sainte Croix. En ce début d’année scolaire, méditons à ce sujet les propos d’André de Crète: « Nous célébrons la fête de la Croix, de cette Croix qui a chassé les ténèbres et ramené la lumière. Nous célébrons la fête de la Croix et, avec le Crucifié, nous sommes portés vers les hauteurs, nous laissons sous nos pieds la terre et le péché pour obtenir les biens du ciel. Quelle grande chose que de posséder la Croix : celui qui la possède, possède un trésor. Je viens d'employer le mot de trésor pour désigner ce qu'on appelle et qui est réellement le meilleur et le plus magnifique de tous les biens; car c'est en lui, par lui et pour lui que tout l'essentiel de notre salut consiste et a été restauré pour nous.» Bonne rentrée à tous. |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 01/05/2009 )
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Le Temps pascal se poursuit jusqu'à la Pentecôte prochaine. La joie de la Résurrection du Christ nous anime donc spécialement tous ces jours ci. La victoire du Christ est aussi la nôtre. C'est une victoire totale et entière sur Satan, le péché et la mort. Un monde rénové est désormais en marche : le règne de Dieu progresse. Mais comment cela se peut-il compte tenu de ce que nous voyons et expérimentons en nous et autour de nous ? N'est-ce pas une nouvelle idéologie de plus en plus pleine d'un optimisme béat qui va tourner à la catastrophe ? Non. C'est notre foi en Jésus Ressuscité qui l'affirme : « La victoire du Christ est aussi complète aujourd'hui qu'elle ne le sera jamais ; la domination de Satan est brisée ; et s'il est encore actif, ses efforts sont ceux du général d'une armée vaincue qui bat précipitamment en retraite » (A. Vonier, osb). Alors, que notre foi et notre espérance liées a une immense charité se mettent généreusement au service du Christ Roi et de sa victoire sur le monde. Que Notre Dame, premier et plus beau fruit de la Rédemption, en ce mois qui est le sien nous soit un modèle et une aide efficace. In Christo Rege. |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 01/04/2009 )
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Les offices de la Semaine Sainte que nous allons vivre dans quelques jours vont être pour nous l’occasion de nous rapprocher du Seigneur Jésus. Non seulement parce que la grande fête de Pâques, sommet de l’Année liturgique, nous incite à nous en approcher avec un cœur pur, renouvelé par une bonne confession, mais aussi parce que nous suivons comme pas à pas le parcours du Christ depuis les Rameaux jusqu’à sa divine Résurrection. Ce parcours liturgique avec le Christ n’aura de valeur que si nous le suivons aussi intérieurement. Aussi la méditation est-elle nécessaire pendant tous ces jours qui nous séparent de Pâques. La joie de Pâques n’est réellement présente que chez ceux qui sont passés par la Passion et la Mort du Christ, c’est-à-dire chez ceux qui ont vécu dans la prière, le jeûne et la pénitence qui, nous purifiant du péché, nous assimile à Jésus. Alors, courage, et avec toute l’Eglise entrons généreusement dans la Grande Semaine, riche de tant de grâces. In Christo Rege. |
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Écrit par Chanoine Tancrède Guillard
( 01/03/2009 )
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Le Carême est désormais bien engagé. C'est une véritable lutte qui se joue en ce moment. Nos défauts, nos fautes, nos mauvais penchants l'emporteront-ils sur la grâce de notre baptême, augmentée de celle des autres sacrements ? Pouvons nous vraiment nous dispenser d'efforts renouvelés pour nous transformer ? pour atteindre la vie dans le Christ comme le demande si souvent saint Paul. C'est avec son courage son énergie, sa force mais surtout son amour du Christ que nous devons rentrer dans la lice. S'il n'y avait qu'un seul point sur lequel nous ayons pu progresser, ce serait déjà le début de la victoire. Alors, courage et en avant vers Pâques. Le Christ a déjà vaincu le mal. Profitons de ces temps de prière plus nombreux pour prier à l'intention de Benoît XVI, notre pape. In Christo Rege. |
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