Editorial

Editorial - Février 2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Chanoine Tancrède Guillard   ( 31/01/2012 )
Qu’il est doux de commencer le mois de février avec une fête de Notre-Dame qui est aussi une fête de Notre-Seigneur. Cette fête bien aimée de la Chandeleur nous rappelle que, si Notre-Seigneur est venu nous libérer du péché, il s’est rendu obéissant aux moindres prescriptions de la Loi, dont il allait bientôt accomplir les figures. La Loi de Moïse ordonnait en effet de consacrer au Seigneur tout fils premier-né puis de faire une offrande pour le « racheter » (Exode 13, 1-3) et obligeait la mère à accomplir les rites de la purification dans le Temple, en faisant le sacrifice voulu (Lévitique 12, 1-8). Le Rédempteur racheté et la Toute Pure purifiée ! Si Notre Seigneur et sa mère immaculée se sont ainsi soumis aux exigences de la Loi uniquement pour nous donner l’exemple, combien nous chrétiens devons être prêts à accomplir avec joie les devoirs que nous impose notre Mère l’Église pour notre bien spirituel.
Ce mois de février est aussi le temps de la Septuagésime; laissons Dom Guéranger nous enseigner: (lire la suite)
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Editorial - Janvier 2012 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Chanoine Tancrède Guillard   ( 01/01/2012 )
Pour commencer l’année, mettons-nous à genoux! Que firent en effet les Mages en arrivant à la maison de la Sainte Famille: « les Mages, prosternés en terre, adorèrent l’Enfant; puis ouvrant leurs trésors ils lui offrir pour présents de l’or, de l’encens et de la myrrhe ». Méditons leur attitude exemplaire. Avant toute chose, ils se prosternent et adorent; c’est un mouvement de toute leur personne, corps et âme. « Ils se prosternent contre terre afin de lui témoigner par cet abaissement extérieur la vénération intérieure dont ils sont pénétrés. Car en même temps que leur corps s’abaisse autant qu’il peut devant leur Roi, leur âme s’humilie autant qu’il lui est possible, en se considérant comme poussière et néant en sa présence. » (Père Louis du Pont, Méditations) L’adoration est le premier devoir de l’homme, car ce dernier est avant tout créature. Il trouve dans cette attitude sa vraie place vis-à-vis de Dieu. (lire la suite par ce lien)
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Editorial - Décembre 2011 PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Chanoine Tancrède Guillard   ( 12/12/2011 )

     Quelle meilleure période que l’Avent pour reprendre le Précurseur sous une forme nouvelle! Le Précurseur n’est-il pas saint Jean-Baptiste, personnage clef de ce temps liturgique. C’est lui qui va nous aider à préparer nos cœurs à rentrer dans cette nouvelle année chrétienne. Cette dernière « doit se comparer bien plus réellement à une spirale, car elle constitue un « cycle », dont le propre est de se terminer sur les perspectives où elle recommence. C’est ainsi que nous avons eu l’occasion de constater à quel point les thèmes des derniers Dimanches de l’automne annonçaient déjà ceux que nous allons retrouver durant l’Avent et les fêtes de la Nativité. A vrai dire, la ronde est si parfaite que l’on ne sait plus trop bien où se trouve son commencement. Noël est au début du cycle, mais il vient aussi après la fin, sans discontinuité, au même sens où le Dimanche, on se le rappelle peut-être, se voyait tenu indifféremment - c'est-à-dire à la fois - pour le Premier et pour le Huitième Jour, le Jour qui vient après le Septième, et qui, par là même, est annonciateur de l’Éternité. De la même  façon, tout commence bien effectivement avec Noël, mais ce qui commence ouvre de telles perspectives qu’elles évoquent également l’au-delà du temps: le monde éternel. » (Dom Claude Jean-Nesmy, Spiritualité de Noël)

Tournons également nos regards vers la Très Sainte Vierge Marie, nul mieux qu’Elle n’a vécu ce temps de l’Avent, ce temps d’attente de notre salut. Imitons sa grande Foi : « bienheureuse celle qui a cru la parole qui a été dite de la part du Seigneur », son adhésion à la parole de l’ange fut total. Elle forma, comme dit saint Augustin, le Verbe premièrement dans son esprit avant que dans son corps. Suivons-la dans son immense espérance de la manifestation du salut qui coïncidait pour Elle avec la naissance de son Divin Fils. Pour nous, la venue du Christ est synonyme de la rédemption tant attendue, du pardon de nos fautes. Modelons nous sur la charité de Notre Dame. C’est toute aimante et recueillie qu’Elle se présente à nos regards, contemplant amoureusement les desseins de Dieu qui s’accomplissent en Elle. Comment donc ne pas être dans la joie face aux merveilles que Dieu fait pour l’humanité, « Dieu à tant aimé le monde qu’Il à envoyé son Fils pour le sauver ».

Je vous souhaite en conséquence un bon Avent et une bonne lecture !

 
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